Cellou Dalein, le Président de l'UFDG est en transit à Abidjan. Arrivée au bord de la Lagune Ebrié, tard dans la nuit du mercredi 14 mai 2008, Cellou entame dès le jeudi matin une discrète mais efficace visite auprès de la communauté guinéenne de Côte d'Ivoire. Tous les leaders des différentes communautés ont été salués : Thierno Barry (moyenne Guinée), El hadj Fadama Keita (Haute Guinée et doyen de la communauté), Babara Camara (Basse Guinée) et Alphonse KOLIE (Guinée forestière). Ce dernier a versé des larmes d'émotion. A 16 heures, les représentants des différentes coordinations de la moyenne Guinée se sont retrouvés chez El hadj Abdoul Karim à l'effet de saluer le Président de l'UFDG. La nuit du jeudi il a reçu le Mouvement de Soutien à Cellou en Côte d'Ivoire avec en tête son Président Abdul Rhaumy Diallo.
Le vendredi 15 mai, c'est la mosquée d'Attiécoubé qui accueille la délégation de Cellou. Après la prière du vendredi, il s'est adressé à la communauté. Le samedi a enregistré trois déplacements : une visite de Hadja SOUARE, la salutation d'une famille endeuillée et un parent mal-portant. Le dimanche 18 mai 2008 a permis au Président de l'UFDG de rendre visite à la communauté guinéenne de la commune de Yopougon et de rendre visite à un érudit d'Anyama. Il en a profité également pour saluer les ressortissants de Kindia basés à Adjamé 220 logements. L'apothéose a été la réception du Président de l'UFDG par les autorités ivoiriennes au plus haut niveau : Premier Ministre de Côte d'Ivoire, accueil chaleureux par la présidence de la République. Il faut dire que l'emploi de temps du Président ne lui a pas permis d'honorer toutes les invitations.
Le message du Président de l'UFDG a été axé essentiellement autour d'un certain nombre de points : la justification de son engagement en politique ; le projet de société du candidat ; le caractère national de l'UFDG et plusieurs autres points qui feront l'objet d'un développement ultérieur.
La justification de son engagement en politique
Cellou Dalein a expliqué qu'il n'a pas été facile pour lui de s'engager en politique, c'est-à-dire, d'exprimer sa volonté de diriger la Guinée. Pour deux raisons : la première tienne à ses convictions religieuses ; la seconde, à sa participation à la gestion des affaires publiques.
Pour Cellou, Dieu lui a permis de servir la Guinée pendant 30 ans. Il a été ministre pendant 10 ans et Premier Ministre pendant un an et demi. De 1976 à 2006, il a servi loyalement son pays (il a occupé tous les postes). Ne serait-il pas de l'insatisfaction de sa part, d'un manque de reconnaissance à Dieu que de vouloir occuper d'autres postes ? Durant son service, il a eu droit à tous les honneurs et avantages. Il a représenté la Guinée au plus haut niveau et a mis en œuvre plusieurs projets tant à la Banque centrale qu'à la direction des grands projets ou au sein des différents départements ministériels. Ne devrait-il pas se contenter de ce qu'il a eu et consacrer le reste du temps qu'il a à adorer Dieu ? En voulant devenir Président, ne serait-il pas trop ambitieux, ce qui constitue un vilain sentiment ?
En sollicitant le suffrage des Guinéens, ceux-ci ne diront-ils pas qu'il est aussi responsable de la misère actuelle de la population ? N'est-il pas responsable de la gestion des dérives du système Conté ? Telles étaient les principales préoccupations du candidat.
Mais face à l'immense sympathie dont il a bénéficié à l'occasion de son limogeage, à la sollicitation de la plupart de ses compatriotes de toutes les ethnies, il a accepté de s'engager avec pour seule ambition de mettre son expérience au service de tous les Guinéens et du développement de son pays. Cellou Dalein a fait preuve d'une humilité qui ne cesse d'étonner ses compatriotes non avertis : il ne se considère ni comme le plus instruit, encore moins comme le plus compétent. Mais il estime que Dieu lui a donné deux avantages : l'expérience acquise au sein de l'administration à des niveaux élevés de responsabilités et un réseau de relations, notamment au niveau des institutions de financement du développement. Ce sont ces atouts qu'il veut mettre au service de son pays.
Il convient de rappeler que son bilan, à la tête des différents départements ministériels, est largement honorable. A la Banque centrale, il a participé à toutes les réformes (restructuration de l'institut d'émission, mise en place d'un nouveau système bancaire…). Au ministère des travaux publics, il a assuré la maitrise d'ouvrage de plusieurs projets, entre autres :
L'aménagement et le bitumage de plusieurs tronçons de route, dont les axes suivants :
Sérédou - N'zérékoré - Lola ;
Kankan – Kouroussa ;
Kankan – Siguiri – Kouramalé ;
la 2 x 2 Tombo – Gbassia ;
la 2 x 2 Enco5 – Sonfonia ;
Lambanyi – Sonfonia ;
Fria – Tanéné ;
Boké – Sangaredi ;
La réhabilitation des tronçons :
Coyah – Famoriah ;
Sanoya – Dubreka – Boffa.
La réalisation des études et la promotion des projets d'aménagement et de bitumage des routes :
Labé – Seriba – Madina Gounass ;
Boké
Labé – Mali – Kedougou ;
Labé – Tougué - Dinguiraye
Ces différents projets ont permis, entre autres, d'éliminer les bacs sur le réseau interurbain et de construire à la place des ouvrages de franchissement qui resteront pour longtemps les plus grands du pays. C'est le cas des ponts ci-après : le pont sur le Diani entre Macenta et N'zérékoré, le pont sur le Niger à Yirikiri, Kouroussa (382m), le pont sur le Niger à Dielibakoro, Kankan, (500m), le pont sur le Tinkisso, Siguiri (250m), le pont sur le Fatala à Boffa (320m).
La plupart de ces infrastructures se trouvent en dehors du Fouta. Ce qui fait dire à ses détracteurs Peulhs qu'il a travaillé partout sauf en moyenne Guinée. Il a démontré qu'il s'agit là d'une fausse accusation. Les infrastructures, où qu'elles se situent, sont faites pour tous les Guinéens qui voyagent et non pour les ressortissants de la région administrative de localisation de ces ouvrages.
En qualité de Premier Ministre, il s'est attelé à améliorer la qualité de la gouvernance. C'est dans ce cadre qu'il mettra fin au monopole de la SOGEPAM (exportation des produits agricoles). Il s'attaquera aux marchés de gré à gré, aux exonérations ad hoc et aux dépenses extrabudgétaires. Ainsi la Guinée renoua-t-elle avec ses partenaires au développement y compris avec les institutions de Bretton Woods qui avaient enfin accepté d'octroyer à la Guinée le programme FPRPC. La mise en œuvre de ce programme devait permettre à la Guinée d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE en novembre 2006. Mais une coalition de ceux qui sentaient leurs intérêts menacés par cette transparence a conduit à son limogeage.
Le projet de société du candidat
Le projet de société du Candidat Cellou Dalein est articulé autour de cinq axes : l'Etat de droit et la bonne gouvernance, le système éducatif, les infrastructures de base, l'agriculture et le développement rural, l'emploi des jeunes.
La Guinée doit protéger les innocents et mettre fin à l'impunité. Le système de valeur doit être restitué : punition des coupables, récompense des méritants, protection des faibles, égalité de traitement devant les pouvoirs publics aussi bien pour les riches que pour les pauvres. Le système éducatif est la clé de voûte d'un Etat qui se veut moderne. Cellou Dalein entend modifier et adapter les programmes d'enseignement, renforcer la capacité des enseignants, équiper les établissements en matériel didactique et pédagogique. Les Guinéens doivent être compétitifs sur le marché de l'emploi. A défaut, les entreprises guinéennes, à l'instar de ce qui se passe actuellement, seront obligées d'embaucher du personnel en provenance de la sous région et du reste du monde.
Le 3ème volet consiste à donner aux Guinéens les infrastructures de base auxquelles ils ont droit : routes, électricité, eau, télécommunications… Il n'est pas acceptable que la Guinée, avec son fort potentiel hydro-électrique, manque d'électricité. Le Konkouré avec les sites de Souapiti, de Kaleta, d'Amaria… ont une réserve de près de 2 000 MW à un coût inférieur à 12FCFA le KW contre un coût de production actuelle de 110 FCFA pour l'énergie thermique. On pourrait donc exporter l'énergie dans toute la sous-région comme l'avait planifié le colon. Il en est de même de l'adduction d'eau. Il a expliqué comment le programme d'électrification a été sabordé, les expatriés remerciés et les entreprises privatisées renationalisées. Il s'en est suivi une dégradation des infrastructures, la baisse considérable des performances techniques et commerciales (taux de recouvrement inférieur à 30% de la production) et finalement le déséquilibre financier du secteur et partant, l'obligation pour le Gouvernement de subventionner l'électricité.
Un réseau de routes revêtues désenclavant toutes les préfectures de la Guinée.
L'agriculture doit s'appuyer sur l'irrigation. En ce sens, la Haute Guinée pourrait être le grenier de la Guinée. Un projet de société est en train d'être élaboré dans ce sens.
Le caractère national de l'UFDG
L'assistance s'est réjouie de savoir que Cellou entend mettre en place un programme en faveur de tous les Guinéens. Ayant exercé pendant 10 ans au sein du Gouvernement, il a eu à limoger plusieurs personnes, mais également à faire la promotion et la nomination de plusieurs autres. En ce sens, ses collaborateurs savent qu'il a toujours primé la compétence et la diversité de son équipe. Il récolte les fruits de sa politique. Aujourd'hui, ce sont des cadres de toutes les ethnies et de toutes les régions qui frappent à la porte de l'UFDG. En peu de temps, le parti a eu des fédérations, sections et comités de base dans toutes les circonscriptions administratives de la Guinée et du reste du monde. A Conakry, en moins de trois mois, on a procédé à l'implantation et à la validation de plus de 300 comités de base. Ceci n'a été possible que grâce à l'engouement de la population en faveur du Président Cellou Dalein. Souvent, ce sont des anciens préfets et maires qui occupent le devant de la scène. Il en est ainsi à Guéckédou, Beyla, Yomou. En Haute Guinée et en Basse Côte le Parti s'est implanté rapidement. Cellou Dalein n'a pas eu à débourser de l'argent pour le faire. Pour la moyenne Guinée, ce sont les ressortissants des différentes circonscriptions administratives résidents à Conakry qui ont cotisé et se sont déplacés pour implanter le parti dans leurs localités respectives. L'implantation continue. Le parti a un comité d'implantation et un comité de validation. En dehors des villages où il n'est pas aisé d'avoir des membres de toutes les ethnies, le comité de validation n'entérine un bureau de l'UFDG que si et seulement si la diversité ethnique et les caractéristiques sociodémographiques de la population sont respectées. C'est pourquoi il invite les uns et les autres à s'entraider. Il est Peulh, mais il entend gouverner au profit de tout le monde. Il formera un gouvernement équilibré et nommera aux postes administratifs en respectant ce principe comme il l'a toujours fait.
Implantation du Parti en Côte d'Ivoire et perspectives
Cellou Dalein a émerveillé les Guinéens de Côte d'Ivoire et a fait reculer les sceptiques et indécis. L'UFDG enregistre un énorme engouement. Plusieurs personnes se sont engagées à militer au sein du Parti pour faire en sorte que le Président de l'UFDG soit propulsé à la tête de l'Etat lors des prochaines présidentielles.
Ce sont des milliers de personnes qui frappent à la porte de l'UFDG.
Rhaumy DIALLO
Mouvement de Soutien à Cellou Dallein en Côte d'Ivoire. (MSCDD-CI)