Union des Forces Démocratiques de Guinée

Mercredi 27 Août 2008
23:00
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Elhadj Cellou Dalein DIALLO, Président UFDG

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Interview du secrétaire fédéral UFDG France, M. Abdoulaye-Baïlo DIALLO par tamsirnews.com

M. Abdoulaye-Baïlo DIALLO, secrétaire fédéral de l'UFDG France et coordonnateur de l'UFDG Europe a répondu aux questions de tamsirnews.com ,comme vous le savez bien qui dis Eléction ? voudrait dire choix fait par un suffrage et législatives : qui est de la nature de lois .



Interview du secrétaire fédéral UFDG France, M. Abdoulaye-Baïlo DIALLO par tamsirnews.com

• Monsieur Diallo, présentez-vous à nos lecteurs

Je m'appelle Abdoulaye-Baïlo DIALLO, marié et père de 3 enfants, je vis en France depuis 1972. C'est dire que j'ai fait mes études, lycée et université à Paris. Juriste (Paris I Panthéon-Sorbonne) et fiscaliste (Ecole Nationale des Impôts), j'exerce la fonction d'inspecteur des impôts au service de la législation et contentieux à la Direction générale des finances publiques (DGFiP), nouvelle dénomination depuis la récente fusion de la direction générale des impôts (DGI) et de la direction de la comptabilité publique (DGCP).

Depuis que la Guinée est devenu un pays accessible par ses ressortissants sans y être spécialement invités pour s'y rendre, en d'autres termes, depuis l'assouplissement de la dictature « Sékoutouréenne » et sa disparition en 1984, je voyage en Guinée de plus en plus fréquemment.

Je suis d'une double appartenance guinéenne (naissance et adolescence) et française que je revendique sans aucun complexe.

J'ai été pendant 10 ans le président de l'association des ressortissants du Fouta-Djallon en France (ARFDF) avant de démissionner pour passer le flambeau.

J'ai coécrit avec M. Julien CONDE un livre intitulé « Une Ambition pour la Guinée », éditions l'Harmattan, novembre 2001, qui propose aux responsables politiques d'avoir pour ambition la Guinée et le bonheur des guinéens avec comme idée fixe la construction de ce pays aux immenses potentialités, mais toujours scotché à la misère la plus inacceptable.

Avec Bah Oury et d'autres amis, nous avons d'abord travaillé ensembles en club de d'étude et de réflexion, créé une revue « Réveil Africain », rédigé une brochure intitulée « un pays face à son destin » et initié une banque de développement, la Caisse Guinéenne d'Investissement. Nous avons ensuite créé un parti politique UFD, puis UFDG.

• Vous êtes membres du PS français et en même temps responsable de la Fédération UFDG en France. Quelle différence retenez-vous entre la vie politique en France et en Guinée ?

Je suis un homme engagé au service de mes semblables et la politique dans le vrai sens noble du terme est une occupation constante pour moi. Au parti socialiste français, j'ai été le secrétaire de la section 690 centre hospitalier de la fédération de Paris jusqu'en 1984, avant de cesser mon adhésion en raison, notamment de l'orientation du PS vers plus de réal politique et de rigueur. La disparition de l'idéologie et du rêve m'a découragé. Je ne suis plus membre du parti et reste un simple électeur, quelque fois erratique comme une âme en quête d'un idéal.

Je peux affirmer qu'aucune comparaison ne peut sérieusement être faite entre la manière de faire la politique ici en France et en Guinée.

Je me bats pour l'avènement d'un Etat de Droit en Guinée afin que les règles éditées soient respectées par tout le monde, que personne ne soit exonéré de la loi, qu'elle punisse ou qu'elle récompense.

• Quel est l'apport de votre Fédération dans la marche de l'UFDG ?
La fédération UFDG France est une structure à part entière, au même titre qu'une autre fédération du parti en Guinée.

Nous travaillons en étroite collaboration avec le bureau national dans la définition et réalisation de notre commune ambition. Ainsi, par exemple nous participons par nos propositions à l'élaboration et adaptation de nos statuts, à la définition et orientation de certains choix politiques et à la prise de position politique de notre parti. Nous avons participé à la prise en compte et la valorisation de la communication par la création et gestion du site de notre parti www.ufgd.org . Notre objectif actuel, dans ce sen est la mise en place d'une équipe de réflexion sur les grandes questions afin de proposer au peuple de Guinée un véritable projet de société.

• Depuis l'arrivée de Cellou Dalein Diallo, il y a un certain engouement autour de l'UFDG. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?
L'adhésion, puis l'investiture d'Elhadj Cellou Dalein DIALLO a effectivement contribué très positivement à l'engouement pour notre parti UFDG. Désormais l'UFDG est implanté sur toute l'étendue du territoire et à l'étranger et cela se poursuit de manière constante. Le parti reflète la composition nationale et correspond à notre souhait. Le nouveau président a apporté un souffle salutaire par son expérience gouvernementale, sa compétence et connaissance des dossiers, ainsi que le bilan de ses propres actions.

La rencontre de Cellou Dalein avec l'équipe de direction de l'UFDG, plus particulièrement Elhadj Mamadou Bhoye Bâ et BAH Oury doit être particulièrement saluée comme une conjonction de destins pour justement proposer un vrai changement positif à notre population.

• Il y a des gens qui pensent que Cellou Dalein s'est trop compromis avec Conté pour être l'artisan du changement souhaité par les guinéens. Que répondez-vous à ceux là ?

Nous savons tous qui est le pilote de l'avion Guinée et ce n'est certainement pas les passagers dans l'avion qui choisissent la direction. Comme la plupart des pays africains le pilote en Guinée est le chef de l'Etat.

Cellou a été dans l'équipe de Conté et il n'avait comme seul choix : rester ou partir. Comme il a choisi de rester, il a donc été loyal avec Conté, comme un fonctionnaire doit l'être dans sa mission. A mon sens, il ne doit être jugé que dans ses propres actes et décisions qui lui sont personnellement imputables.

• L'équipe de Kouyaté est aux affaires, il y a plus d'une année. Quel bilan dresserez-vous de la gestion de ce gouvernement ?
L'équipe de Kouyaté a déçu dans sa composition et dans ses résultats. D'abord, dès le début, le PM méprise les victimes des manifestations en faisant allégeance à Conté et à sa femme, alors qu'il est sensé avoir été choisi par les syndicats, en tout cas sur leur proposition.

Ensuite, quand on sait les conditions de son arrivée à ce poste et la désinvolture ou cécité politique affichée par tous les voyages coûteux de Kouyaté dont les résultats ne se constatent nullement dans des réalisations, nous sommes alors honteux devant toutes les victimes de barbaries.

Le gouvernement manque de résultat et les guinéens souffrent réellement de cette situation. Nous avons aussi peur de ce retour rampant du système PDG et la vigilance doit exigée de nos compatriotes.

• Depuis quelques années, le mouvement syndical semble marcher sur le terrain politique. Cette situation découle d'une démission des partis politiques qui n'ont pas su accompagner le mécontentement général. Pensez-vous que les partis politiques vont recouvrer le terrain perdu ?
En réalité, les partis politiques ont accompagné les syndicats sans apparaître comme acteurs, cela peut être considéré comme anormal. Les partis politiques, très critiqués n'ont pas été associés devant la scène, bien qu'ils soutenaient effectivement les syndicats et mobilisaient les populations, puisque les manifestants ne pouvaient être que des travailleurs syndiqués.

Nous devons désormais nous réapproprier le terrain politique et chacun doit jouer son propre rôle. C'est pour cela que nous invitons nos leaders à être très réactifs aux décisions gouvernementales, voire anticiper par des propositions de solutions face à nos difficultés croissantes. A un certain moment le syndical ne peut pas grand chose et c'est le cas dans la gestion de la chose publique. Il appartient au politique la définition d'une politique pour une nation et au peuple de l'approuver, il en de même pour l'alternance politique

• Il est prévu, que les élections législatives aient lieu entre fin novembre et début décembre. Estimez-vous que ce délai pourrait être tenu ?
Ce délai doit surtout être tenu, puisque le président de la CENI nous a bien indiqué que ces élections peuvent normalement être tenues dans ce délai. Mais on peut bien imaginer une manœuvre dilatoire de Kouyaté pour repousser ses élections afin de gagner du temps et asseoir son système, le tout pour prendre le pays en otage.

• Etes-vous certain que ces élections pourront être crédibles ?
Nous sommes disponibles et participerons pour faire en sorte que cette fois-ci les élections législatives soient acceptables, puisque réalisées dans les meilleures conditions possibles. Nous sommes pour le moment confiants, cependant il faut toujours craindre les agissements des cacique du régime de Conté qui ne veulent pas de tout voir une Guinée démocratique, aussi il faut se méfier du système Kouyaté qui veut à tout prix s'emparer du pays. Mais cette fois le peuple est vigilant et nous estimons que la mise en place de la CENI va dans le bon sens, pourvu qu'elle soit effectivement libre et qu'elle puisse avoir les moyens humain matériel et financier nécessaires à son action.

• Dans le cadre de ces législatives, êtes-vous partisans des alliances avec certains partis politiques ? Sur quelle base ?
Nous sommes favorables pour des alliances sincères avec les partis politiques de l'opposition sur des bases clairement définies d'avance et connues de tout le monde. Il faudrait cependant que ces alliances trouvent origine dans un programme de gouvernement cohérent, fondé par une concordance d'idéologie et de vision sur les grandes questions comme l'économie, l'énergie, l'agriculture et l'environnement, la protection sociale et la politique étrangère et de défense. Méfions nous des alliances pour gagner les élections, qui ne se justifient que par ce seul objectif. Toute formation politique qui partage les mêmes valeurs que les nôtre dans ces domaines et qui apportent des vraies réponses est la bienvenue pour nouer alliance avec l'UFDG.

Pour terminer nous souhaitons remercier tous les militants de l'UFDG de partout ailleurs et particulièrement ceux de la France qui ne ménagent pas leurs efforts pour l'épanouissement du parti

Votre mot de la fin?

Je remercie votre site www.tamsirnews.com de m'avoir donné l'occasion d'exprimer notre opinion à vos lecteurs pour les éclairer sur notre manière de voir.

Merci encore.


Lundi 19 Mai 2008 - 20:39
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