Union des Forces Démocratiques de Guinée

Mardi 18 Novembre 2008
21:32

Elhadj Cellou Dalein DIALLO, Président UFDG

Elhadj BA Mamadou, Président d'honneur UFDG









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Les délires d'un Bâtonnier



Me Boubacar SOW a été élu Bâtonnier le 15 janvier 2006 dans des conditions très obscures. Jusqu'à la dernière seconde ses chances de gain étaient très réduites. Mais l'âme humaine étant un mystère certains avocaillons pour pretter le mot a l'arrogance de Me SOW, l'on finalement choisi. Ce choix fut une erreur fatale pour le Barreau de Guinée car depuis qu'il a été élu les choses se sont compliquées davantage au niveau de cette corporation a entendre nombreux avocats. Ainsi deux faits ont favorisé son élection:
1- les frères TALL ne se sont pas fait des concessions. Chacun d'eux voulait coûte que coûte être Bâtonnier. Personne ne voulait céder. C'est pourquoi beaucoup de confrères Avocats se demandaient pourquoi cette mal entente entre des frères. Cette interrogation pertinente a donc profité a la candidature de Me SOW Boubacar. C'était une consécration pour ce dernier on le sait.
2- La deuxième raison est que Me SOW Boubacar serait un franc maçon comme Me Kabelé son prédécesseur. C'est ce dernier qui a fait la campagne pour Me SOW avant de quitter. Cela s'explique par la solidarité, la loyauté qui caractérise les membres de cette organisation secrète française.
Des après son élection il affiche au siège du Conseil de l'ordre une lettre dont le titre est: Le mot du Bâtonnier. A le lire on sentait une idée de revanche, un orgueil. Dans un de ses passages on pouvait lire ''Je ne négocierai pas la loi 014'' portant réorganisation de la profession d'Avocat.
Mais aujourd'hui il faut le reconnaître que ces propos se sont retournés contre lui. Car il est le premier qui l'a violé ou négocié.
Le 10 janvier contre toute attente Me SOW fait une déclaration a la radio nationale au nom du Barreau sans consulter les Avocats. Ainsi il viole l'article 24 de la loi 014 qu'il avait promis de respecter et d'appliquer a la lettre. Sur les 14 membres du Conseil de l'ordre il écartera 10 et rédigera hors les locaux du Bâtonnât ladite déclaration mêlée de politique. Le Barreau est une institution indépendante et apolitique. Pendant qu'il violait la loi de sa corporation, il rappellera aux syndicalistes et a la Cour Suprême l'esprit de la loi fondamentale. Surtout il ne donnera aucune valeur au Protocole de janvier. Cela était plus qu'absurde.
On sait que toute Constitution a 3 caractères : légal, sociologique et philosophique.
D'abord le caractère légal, c'est le seul caractère dont avait fait cas Me SOW.
Ensuite le caractère sociologique. Toute société pour son organisation et son fonctionnement correcte est obligé d'écrire une loi fondamentale ou constitution reflétant ses besoins du moment. C'est la Constitution qui fixe la marche a suivre. Et il n' y a pas de société sans organisation préalable. A ce niveau il faut reconnaître que la Constitution guinéenne est dépassée par l'actualité. C'est une Constitution qui renferme trop de lacunes. Elle ne répond plus aux besoins du moment. Donc sociologiquement ses pendules ne sont pas a l'heure. C'est pourquoi en janvier un Protocole a été signé par les institutions républicaines, le syndicat et le patronat. C'est ce document claire, précis et répondant aux intérêts du peuple qui a pu taire la colère populaire. En cela, le Protocole, expression de la volonté générale est une petite constitution car a situation exceptionnelle mesure exceptionnelle. Surtout nous le savons bien que pour adopter une Constitution il faut 51 pour cent des voix. Tant pis pour les 49 autres pourcentages. Or le Protocole de janvier a été adopté à 100 pour cent. Tout le peuple de Guinée était consentant.
Enfin le caractère philosophique de la Constitution s'explique par le fait que l'obéissance a une loi dépend de la conscience que l'on a d'elle. C'est une question de conscience. C'est elle qui l'accepte lorsque la loi va dans l'intérêt du peuple et c'est elle qui l'a désapprouve dans le cas contraire. Une loi donc tomberait en désuétude si elle est désapprouvée par le peuple car, la loi est faite pour protéger le peuple pas contre lui. Aujourd'hui combien de guinéens croient à notre loi fondamentale façonnée dans l'unique intérêt d'un système ? On les compte au bout des doigts.
Parler ainsi c'est faire preuve d'impartialité, or comment notre ancien Bâtonnier avait parlé ?
C'est pourquoi sur 128 Avocats exerçants et inscrits au Barreau de Guinée 105 ont signé la pétition qui est légale et constitutionnelle. En respectant l'article 28 de la loi 014, une assemblée générale extraordinaire a été convoquée le 15 janvier 2008. Pour mémoire Me SOW a été élu Bâtonnier le 15 janvier 2006 comme les jours se suivent mais ne se ressemblent point.
L'Ordre du jour portant sur la destitution des Me Boubacar SOW, Sampil, Sékou Kondiano et Abass BANGOURA a été adopté par 82 voix sur 128. Ainsi a 12 heures 13 minutes on annonce leur destitution commune et Me Boubacar BARRY est choisi Bâtonnier intérimaire pour une période de deux mois le temps d'organiser des nouvelles élections afin d'élire un nouveau Bâtonnier.
Mais 9 jours après, c'est a dire le jeudi 24 janvier par devant la cour d'Appel de Conakry Me SOW assigne le Barreau pour annulation de l'assemblée générale du 15 janvier et la pétition de destitution. Ainsi, 4 Avocats dont Me Sherif, Me Raja et Me SYLLA plaident pour lui contre 36 pour le Barreau. Est-ce cela n'est pas un délire ? Il pourrait se ridiculiser a moindre prix.

Nous y reviendrons


Bouba.BAH et Me. Sané

Contact : boubah12fr@yahoo.ca



Lundi 28 Janvier 2008 - 20:23

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